a) Théorie de la dissonance cognitive

La dissonance cognitive est une influence qui se manifeste non sur le comportement mais sur les attitudes (pensées) : elle se situe à un niveau intra-individuel. L'individu est influencé par lui-même.
Attitude = structure mentale qui renvoie à notre position, notre évaluation à l'égard d'un objet quelconque et qui nous prédispose à agir d'une certaine façon par rapport à l'objet en question. Les attitudes ne sont pas observables directement.

Rapport réciproque entre attitudes et comportements
Nous sommes influencés par nous-mêmes : nos comportements sont influencés par nos attitudes et, de même, les comportements peuvent faire évoluer les attitudes

Dissonance cognitive : Présence simultanée d'éléments contradictoires dans la pensée de l'individu. Cette dissonance est souvent le résultat d'un désaccord entre attitudes et comportements.
La dissonance cognitive entraîne chez l'individu un état de malaise, une tension psychologique désagréable. L'individu met donc en place une stratégie permettant de réduire cette tension :
> Stratégie de rationnalisation : Réduire la dissonance tout en conservant attitudes et comportements.
     > Ajouter des éléments consonants : justifier le comportement dissonant en ajoutant un élément.
     > Minimiser l'importance des éléments dissonants.
> Modification d'un des éléments dissonants : l'individu peut changer de comportement ou d'attitude. L'élément le moins résistant au changement est l'attitude.

b) Expérience de Festinger et Carlsmith

Objectif : Provoquer un changement d'attitude en provoquant un changement de comportement impossible à justifier par un élément externe.

> Les participants doivent réaliser une activité ennuyeuse (enrouler un fil autour d'une bobine) et dire aux participants qui suivent que l'activité était intéressante.
> Les participants sont payés soit 20$, soit 1$ pour donner cette information.
> On interroge ensuite les participants sur l'intérêt réel qu'ils ont porté à la tâche.

> Les sujets peu payés ont jugé l'activité plus intéressante que les sujets bien payés.

La punition ou menace de punition peut jouer le même rôle que la récompense.

c) Soumission, dissonance cognitive et changement d'attitude

Le changement d'attitude fait suite à un changement de comportement. Néanmoins, dans la situation expérimentale, le comportement n'est pas choisi. Ainsi, le facteur de soumission à l'autorité réapparaît.

Pour changer les attitudes des individus, il faut leur imposer des comportements contraires à leurs attitudes tout en préservant une illusion de liberté (remarque personnelle : je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est ce qu'on toujours fait les politiques avec nous...). 


La pression doit être suffisante pour changer le comportement mais assez faible pour l'individu garde une illusion de liberté.